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« Quand ça vous tombe dessus, c’est l’apocalypse ». Virginie Morris, 43 ans, enseignante à la Cerisaie, souffre depuis dix-sept ans d’un « syndrome hémolytique et urémique ». Elle est en dialyse permanente et dans l’attente d’une greffe de rein. Son optimisme ne gomme pas les épreuves qu’elle a endurées. Physiques en premier lieu, avec six mois d’hospitalisation, plus de dix années en centre, des soins permanents. Et l’isolement, le chômage, l’état suicidaire, les vrais et les faux amis. Puis elle a commencé à refaire surface, une nouvelle vie, un remariage, un concours pour devenir professeur des écoles et même des challenges, comme ce relais de 9,2 km à l’occasion du marathon de Nantes. Virginie souffre encore, mais la maladie lui a donné une vraie force de vie : « cela m’a appris à profiter de choses auxquelles je n’accordais pas d’importance : se balader en bord de Loire, avec les enfants. Je suis plus heureuse. Je me donne les moyens d’être en forme. Lorsque l’on est malade, il faut se tourner vers les associations, vers les autres ». Virginie a fait de son mal un atout.
Actualisation du mercredi 21 juillet 2010
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