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La mobilisation contre un relais de téléphonie mobile illustre les contradictions d’une société dépendante de la technologie. Jeudi 10 septembre, le bras de fer opposant le collectif Charmille/Marchinchère à un opérateur de téléphonie a pris un tour nouveau. La société souhaite installer une antenne sur un terrain de Réseau Ferré de France. Trop près des habitations pour les riverains. Les premières maisons sont à quelques mètres. Craintes pour la santé, pour la valeur immobilière des biens. Une plateforme pour le futur pylône est installée en juillet. Première tentative de montage le 2 septembre, compromise par le vent. Les riverains se mobilisent, regrettant le manque d’information de l’opérateur. L’implantation se déroulant sur un terrain de l’État, l’autorisation est donnée par la Préfecture. Furieux. Jeudi 10 septembre, les riverains s’opposent au montage lors d’une soirée qui tourne à la confrontation verbale. Riverains contre camions. Le ton monte. Le maire est appelé à la rescousse. Il exige l’interruption des travaux, dans un arrêté basé sur le principe de précaution et le trouble à l’ordre public*. L’opérateur renonce. Les engins repartent. “C’est une victoire, mais c’est lamentable d’en arriver là”, explique Bernard Aunette, furieux. “Nous restons mobilisés”, précisent Danièle et Ghislaine, du collectif. Mais aujourd’hui, il faut sortir de l’impasse, trouver un compromis entre les besoins techniques et l’avis des habitants. Le maire évoque une “charte locale d’implantation” avec des règles simples : opérateurs, riverains et préfecture autour d’une table, avec la mairie comme médiateur. Tout en regrettant l’absence de cadre législatif.
*Le maire a également écrit dans ce sens au Préfet et à l’opérateur.
Actualisation du jeudi 17 septembre 2009 |