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Sainte-Luce tient le cap Imprimer Envoyer

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Aucune ville n’échappe à la crise économique. Celle-ci impacte financièrement toutes les communes : ralentissement de la demande immobilière, baisse des dotations de l’État, incertitude sur l’avenir du financement des collectivités... Les projets de développement sont déterminés par des marges de manoeuvre financière et le rythme d’urbanisation. La Ville tient le cap, dans un esprit de prudence et de solidarité, à la fois locale et intercommunale.

La Minais se construit... plus lentement. La rue Olympe de Gouges prend forme. Cet axe central en forme de vague va structurer le quartier de la Minais. De part et d’autre de la voie, les garde-corps permettent d’imaginer la vue sur le plan d’eau qui occupera l’espace central. À quelques mètres, l’emplacement de la future école. Mais aujourd’hui, un chantier, des camions et quelques riverains, qui se sont organisés. Toutes les six semaines, la mairie reçoit l’association La Minais pour faire le point sur les questions de vie quotidienne : transport scolaire, circulation, déchets... « Nous travaillons actuellement à l’élaboration d’une charte chantier propre », explique René Québriac, élu à la vie quotidienne. Lancé en 1999, le projet de Zone d’Aménagement Concerté (52 hectares) a évolué au fil des années, passant de 650 à 1 100 logements pour répondre à une forte demande d’habitat. Les travaux ont débuté il y un an. Mais la crise immobilière modifie le cours du chantier. Aujourd’hui, environ 30 % des logements en accession à la propriété des premières opérations sont vendus. Ce qui signifie que la construction du futur quartier se fera à un rythme moins soutenu.

puce_carre_orange_petitS'adapter à la crise
Les collectivités territoriales n’échappent pas à la crise. Courroies de transmission essentielles de l’économie, elles sont en même temps soumises à des baisses drastiques du soutien financier de l’État, qui demande pourtant aux intercommunalités, aux régions, aux départements et aux communes d’intensifier leur effort financier. La mairie a calculé l’impact du désengagement de l’État : « pour Sainte-Luce, il équivaut à 280 000 € de dotations en moins en 2009 », précise Pascal Isidore, conseiller municipal aux finances. La crise immobilière joue aussi un rôle important : perte de 100 000 € (droits de mutation) pour la mairie et effetdomino. Le ralentissement de l’urbanisation est un frein puissant, qui intervient au moment où le quartier de la Minais sort enfin de terre, après une dizaine d’années de procédure administrative. « Le dernier chiffre du recensement n’est pas bon, commente le maire Bernard Aunette. Avec 12 098 habitants, nous n’avons progressé que de 5 % en dix ans, beaucoup moins que Thouaré ou Carquefou ». Avec un impact négatif sur les recettes fiscales, les dotations et le dynamisme local. La baisse des dotations et l’effet crise concernent également Nantes Métropole. Le projet de réforme de la taxe professionnelle - dont les modalités ne sont pas encore fixées - fait peser une inconnue supplémentaire sur les collectivités territoriales. Dans l’agglomération, depuis 2001, la TP est perçue par la communauté urbaine, qui finance ainsi ses investissements propres et son aide aux 24 communes de l’agglomération.

Un nouveau rythme. À ce contexte général s’ajoutent des données locales : « nous héritons d’une situation difficile, commente le maire, avec des investissements lourds qui impactent encore aujourd’hui le budget ». D’où les orientations prises depuis l’an dernier : « maîtrise des dépenses de fonctionnement et de la fiscalité ». Mais pour Bernard Aunette, il faut aller plus loin : « Nous sommes en train de changer de modèle. Les communes n’ont plus les mêmes moyens. Il faut conserver un service de qualité, mais la mairie ne pas peut tout faire. Les dépenses sociales augmentent. Il faut donc prioriser, orienter les dépenses, sans baisser la garde. Il faut afficher des priorités qui sont aussi des réponses à la crise (jeunesse, éducation, social...) et réhabiliter les équipements existants avant d’en réaliser de nouveaux ». Mais il faut également préparer l’avenir, notamment à l’Est. La commune est tenue par les décisions prises précédemment, dans le cadre du quartier de la Minais. Le PAE (Programme d’Aménagement d’Ensemble) est un dispositif qui engage Sainte-Luce à réaliser d’ici décembre 2019 des équipements en partie financés par les aménageurs et les nouveaux habitants. École, multi accueil, restaurant scolaire, salle associative et salle de sports sont à construire, pour un montant d’environ 20 millions d’€. La Ville en financera seulement un quart, même si elle devra « avancer » l’ensemble des sommes. Aujourd’hui, la municipalité réfléchit à un rythme de réalisation de ces équipements qui tienne compte du contexte de crise et du ralentissement de l’urbanisation.



En savoir plus

puce_carre_orange_petitRéponses locales
Les initiatives culturelles, associatives, sportives, éducatives ou sociales sont des réponses locales à la crise. « La mairie a un rôle de soutien, nous sommes garants du lien social », explique le maire. D’ailleurs, les idées fleurissent, communales ou associatives : Entraide Lucéenne, réseau baby-sitting, ateliers informatiques pour les seniors, pour les demandeurs d’emploi, ateliers maîtrise d’énergie, Bourse Initiative Jeunes, comités consultatifs, nouvelles pratiques culturelles... Des dispositifs peu onéreux, ingénieux, reposant sur la participation et non sur la consommation. « Malgré la crise, nous sommes une commune dynamique, il y a un bon esprit de ville, conclut le maire. Il y a chez nous des gens ordinaires qui ont un côté extraordinaire. Il faut les mettre en avant. Dans ces moments de crise, on a besoin de repères, de modèles... ».
 
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coccinelle2Dans mon jardin, je favorise les engrais naturels. Ce sont des produits d’origine végétale ou animale qui enrichissent la terre, nourrissent les plantes, sans empoisonner les sols, les insectes et les oiseaux. Ils sont aussi variés que le fumier, la corne broyée, le guano, les cendres de bois, la poudre d’os. Attention toutefois à respecter les dosages.

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