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Réchauffement climatique : Sainte-Luce s'engage Imprimer Envoyer

Développement durable

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puce_carre_orange_petitRéchauffement climatique : Sainte-Luce s'engage

Le réchauffement climatique est un défi pour l’humanité. Son origine : l’activité de l’homme, qui a accéléré les émissions de gaz à effet de serre. Chacun a un rôle à jouer. La mairie se mobilise en calculant ses émissions de CO2 et la consommation énergétique des bâtiments communaux. Une double démarche encore peu répandue.


L’émission de gaz à effet de serre (GES) est liée à la combustion des énergies fossiles (pétrole, gaz, charbon), issues de la fossilisation des anciennes forêts préhistoriques. Le gaz se répand dans l’atmosphère et se comporte comme la vitre d’une serre, laissant entrer une large part du rayonnement solaire, mais retenant le rayonnement infrarouge émis par la terre. L’énergie thermique est donc « emprisonnée », d’où l’augmentation de température. Si l’émission de GES est un phénomène naturel, la combustion des énergies fossiles l’a accéléré de manière vertigineuse depuis la révolution industrielle. L’activité humaine est responsable du réchauffement climatique, dont la principale cause est l’augmentation de concentration de dioxyde de carbone (CO2), l’un des gaz à effet de serre. Le CO2 ayant une durée de vie de 100 ans, le réchauffement climatique n’est pas prêt de s’arrêter.

Engagements. Les experts mondiaux prévoient un réchauffement climatique de 1,6 ° C à 6 ° C d’ici 2100. Conséquences : catastrophes naturelles, déplacements de population, disparition d’espèces remettant en cause l’équilibre naturel, crises économiques, déséquilibre nord/sud renforcé... À tous les niveaux, les institutions ont pris des engagements pour lutter contre le réchauffement climatique : protocole de Kyoto (réduction des émissions de 5,2 % d’ici 2012), « paquet climat » européen (réduction de 20 % des émissions en 2020). En France, le Plan Climat National prévoit une réduction des émissions par 4 d’ici 2050. Pour y arriver, sont nécessaires un développement massif des transports doux et ferroviaires, des technologies propres... Mais la réalité n’est pas toujours à la hauteur des intentions : en 2007, les acteurs du Grenelle de l’environnement ont tiré la sonnette d’alarme et souligné « l’urgence d’agir ». Dans cette perspective, le rôle des collectivités locales est essentiel.

Plan Climat. En 2005, Nantes métropole (24 communes, près de 600 000 habitants) a émis 2,6 millions de tonnes équivalent CO2. Principales causes : l’habitat (36 %), le tertiaire (24 %), les transports (22 %) et l’industrie (18 %). La Communauté Urbaine a adopté en 2008 un Plan Climat Territorial pour « lutter localement contre le changement climatique et l’effet de serre ». Objectif, le facteur 2 : « diviser par deux les émissions entre 2006 et 2025 » et « poursuivre les objectifs de Kyoto après 2012 ». Plusieurs actions sont mises en place à l’échelle de l’agglomération : réduire les consommations d’énergie (75 % proviennent du chauffage), augmenter la part des énergies renouvelables, réduire la part de l’automobile, développer l’usage des biocarburants... L’effort de la métropole porte particulièrement sur l’habitat : rénovation et isolation des logements sociaux (Grand Projet de Ville de Malakoff) et développement des énergies renouvelables (panneaux photovoltaïques et réseaux de chaleur). Après Malakoff, Bellevue (Saint-Herblain) et Saint-Jean-de-Boiseau, un réseau de chaleur bois et gaz verra le jour à Sainte-Luce, à La Minais.

Le rôle des communes. Car le Plan Climat Territorial ne peut se faire sans la participation des communes et des acteurs du territoire. En 2007, Sainte-Luce a émis 41 200 tonnes(1) équivalent CO2. Comment les réduire ? Avec son Agenda 21 local, la commune met en place plusieurs actions pour lutter contre le réchauffement climatique et réduire la facture écologique (et économique) de la commune. La mairie calcule actuellement son Bilan Carbone®. Autrement dit, elle mesure les émissions de GES des services et des équipements communaux : chauffage, déplacements domicile/travail, consommation énergétique liée au fret des matériels et fournitures... « Le but, explique Mélanie Briand, responsable du développement durable, est d’évaluer nos émissions par activité et service pour définir les secteurs sur lesquels nous pourrons agir ». Parmi les pistes d’action, un plan de déplacements interne à la mairie favorisant l’utilisation du vélo ou l’incitation financière à se déplacer en transports collectifs. Sainte-Luce est aussi l’une des rares communes à mener parallèlement un diagnostic énergétique des bâtiments communaux : «nos bâtiments consomment beaucoup d’énergie : 260 000 € par an. Nous travaillons bâtiment par bâtiment pour explorer toutes les sources possibles d’économie, qu’elles soient liées à l’usage ou à la construction», explique Cyrille Collet, directeur des services techniques. L’objectif est d’aboutir à une classification des équipements et planifier des travaux de rénovation. Dans certains cas, il faudra renforcer l’isolation ou modifier le système de chauffage. Dans tous les cas, il sera nécessaire de sensibiliser services et usagers à d’autres modes de consommation. Ce fut l’enjeu, en novembre, des ateliers de sensibilisation aux économies d’énergies, organisés par la mairie. Car de Kyoto à Sainte-Luce, chacun a un rôle à jouer !

(1) Un chiffre modeste au regard de la Métropole (1,7 % des émissions), en raison de la relative superficie de la commune et d’une absence d’industrie lourde.


puce_carre_orange_petitLe mot de...
Patrick Cotrel
Élu à l’environnement, au développement durable et aux déplacements


cotrelmag4

« Avec le Bilan Carbone®, nous allons calculer les émissions de CO2 des activités de la mairie pour mettre en place un plan d’actions. Nous connaîtrons ces résultats au printemps. Parallèlement, nous effectuons plusieurs diagnostics dans les bâtiments publics : consommation énergétique, accessibilité aux personnes handicapées... Cette vision croisée va permettre de programmer des travaux dans tous les domaines : facilité d’usage, accessibilité aux personnes en situation de handicap, énergie... ».


En savoir plus

puce_carre_orange_petitRéchauffement climatique
« Le réchauffement climatique est inévitable en raison des émissions passées, expliquaient les experts du GIEC (Groupement d’Experts Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat) en 2007. Au-delà de 2 à 3 degrés supplémentaires par rapport à 1990, il est très probable que toutes les régions du monde seront touchées ». L’impact sera multiple : catastrophes naturelles, raréfaction des ressources, déplacements de population, épidémies... « En France, les collectivités interviennent directement sur 12 % des émissions nationales de GES et indirectement sur deux tiers », estime Pierre Radanne, ancien président de l’ADEME (La Gazette des Communes - 1er décembre 2008).

puce_carre_orange_petitCrise
Crise économique contre crise écologique ? Les deux sont liées, comme l’explique l’économiste anglais Nicholas Stern, qui a chiffré le coût astronomique du réchauffement climatique (7 500 milliards de dollars !) : « ces deux crises, économique et planétaire, ont un point commun, elles sont la conséquence d’un système qui n’évalue pas les risques que son fonctionnement génère, qui ne tient pas compte d’un fait qu’il peut aboutir à une destruction supérieure au bénéfice immédiat qu’il procure ». (Le Monde - 14/15 décembre 2008)

puce_carre_orange_petitQuelles émissions de CO2 ?
À Sainte-Luce, 38 % des émissions proviennent des transports (proximité de l’autoroute et du périphérique), 35 % du résidentiel, 18 % du tertiaire, 6 % de l’industrie, 3 % de l’agriculture. En 2007, Sainte-Luce a émis 41 200 tonnes équivalents CO2 . Chaque Français émet 6 tonnes équivalent CO2 par an (377 millions en 2006).

puce_carre_orange_petitAgenda 21

Les actions mises en place en 2008 dans le cadre de l’Agenda 21 local (programme d’action développement durable) : exigences environnementales et éthiques dans les marchés publics (fournitures de bureau, vêtements de travail, papier recyclé, jeux),mise en place du tri sélectif dans les bâtiments communaux, jardin pédagogique au centre de loisirs, formation des travailleurs sociaux sur les consommations d’énergie. En 2009, élus et agents de la mairie participeront à des formations sur le développement durable.

puce_carre_orange_petitThermographie

En 2008, la mairie a « photographié » la déperdition énergétique des bâtiments communaux dans le cadre d’une opération de thermographie de façade.

puce_carre_orange_petitRéseau de chaleur

En 2010, un réseau de chaleur alimentera plus de 500 logements du futur quartier de la Minais. Il s’agit d’une« chaufferie centralisée qui, par un réseau de canalisations, alimente les bâtiments raccordés. Associés à une production d’énergie renouvelable (bois), les réseaux de chaleur sont un des moyens les plus efficaces pour lutter contre le réchauffement climatique ».

 


 
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coccinelle2La voiture est un moyen de transport à utiliser avec modération. Quand il est indispensable de la prendre, il faut penser à optimiser ses déplacements : regrouper les courses, pratiquer le covoiturage. Pour les petits trajets, la marche à pied, le vélo, voire les rollers ou la trottinette, sont recommandés.

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