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Petit à petit, la ville se modifie Imprimer Envoyer

Aménagement

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puce_carre_orange_petitRénover un patrimoine bâti vieillissant, améliorer ses performances énergétiques et son accessibilité, répondre aux besoins de la vie collective pour les Lucéens d’aujourd’hui et de demain, la Ville est confrontée à de nombreux défis, humains et techniques.

Quarante familles vivent déjà aux Islettes. 130 logements sont en construction. Il y en aura 600 à terme. Juste à proximité, de part et d’autre de la route de Thouaré, le futur quartier de la Minais prend forme. Il accueillera dans dix ans plus d’un milliers de logements, dont 28 % de locatifs sociaux. L’axe central, la rue Olympe de Gouges, donne désormais une idée de ce que sera ce quartier, avec son plan d’eau, ses quinze hectares d’espaces verts, ses collectifs et ses lots libres. Aujourd’hui, 400 logements collectifs répartis sur quatre immeubles (les opérations Bouygues et Lamotte), comprenant de l’accession à la propriété et du locatif, sont en cours de construction. S’y ajoutent une trentaine de lots libres. Les premiers habitants sont attendus avant l’été. Les équipements publics seront construits au fil de l’urbanisation. Des commerces de proximité verront le jour.
Les habitations de l’Est ne sont pas les seules en projet sur la commune : une centaine de logements locatifs vont être construits au Cifam pour les apprentis et les jeunes travailleurs. Au Nord Ouest, rue de la Reinetière, des logements collectifs doivent remplacer l’ancien centre de formation de la Maison Familiale et Rurale. Une trentaine de logements seront réalisés rue du Ruisseau. Enfin, une quarantaine de logements vont voir le jour près de l’église, à l’emplacement de l’ancienne Poste, dans le cadre de la Zone d’Aménagement Concerté des Indulgences. Au total, près de 2 000 logements vont être réalisés sur le territoire communal dans les prochaines années. « Sainte-Luce est une ville qui a toujours bougé. Sa forme continue de changer, c’est normal, commente le maire Bernard Aunette. Nous vivons à proximité d’une grande ville, c’est un atout, et nous devons apporter des réponses locales aux besoins en matière d’habitat. Pour limiter les déplacements à l’extérieur de l’agglomération, il faut aujourd’hui construire autrement, vivre autrement sur notre territoire, davantage partager l’espace, dans une démarche de respect de l’environnement et de la qualité de vie collective ».

En bon état. Forcément, cette urbanisation un temps ralentie va impacter l’organisation de la commune. En 2013, le Chronobus desservira Sainte-Luce, de Nantes à Thouaré. Des nouveaux équipements seront construits. Il faut également que ceux qui existent répondent aux besoins des habitants d’aujourd’hui et de demain. « Sainte-Luce a une vie associative très riche, explique Maryvonne Sarrazin, adjointe à l’aménagement de la ville. Nous voulons des équipements en bon état et accessibles à tous ». Ces derniers mois, les bâtiments communaux ont pourtant connu des problèmes techniques révélant un déficit d’entretien : la salle Marcel-Le-Bonniec, réhabilitée en 2009 pour un montant de 200 000 €, les salles Marc-Jaffret et Julien-Éon, qui ont connu des fuites, sans oublier l’église, fermée jusqu’en 2011. « Les équipements représentent un patrimoine communal de 28 millions d’€, explique Cyrille Collet, directeur des services techniques. Un million d’€ par an sont nécessaires pour leur entretien ».
Ce patrimoine est aujourd’hui confronté à plusieurs enjeux : sa réhabilitation technique, bien entendu, en premier lieu pour les salles de sports. Les associations ont participé à une expertise d’usage. Un million d’€ a été dépensé en 2009. Mais il faut aller plus loin et rendre ces bâtiments compatibles avec les nouvelles normes et les enjeux de développement durable, d’économie d’énergie, de solidarité. Plusieurs diagnostics sont donc menés de concert : un bilan Carbone, autrement dit calculer les émissions de gaz à effet de serre des bâtiments et activités, un bilan énergétique, un bilan d’accessibilité pour les personnes à mobilité réduite, dans une perspective de mise aux normes à l’horizon 2015. Ces exigences détermineront l’ampleur des travaux à mener. Par ailleurs, la mairie est intervenue sur l’espace public, afin d’améliorer la vie quotidienne : fin 2009, le plateau sportif de la Reinetière a été réhabilité pour un montant de 120 000 €, plusieurs aménagements ont été effectués au stade Phillippe-Porcher (parkings, accès vestiaires, aire d’entraînement), pour un montant de 23 000 €. Les passerelles de l’île Clémentine et de la Gironnière ont été rénovées pour 20 000 €, les courts de tennis du Patisseau pour 80 000 €. Depuis la braderie, la sonorisation du centreville a été améliorée (23 000 €). Enfin, les familles ont vu apparaître un jeu pour enfants dernier cri, sécurisé et respectueux de l’environnement, à proximité de l’école de musique (56 000 €). D’un montant de 700 000 €, ces différents travaux modifient l’espace urbain, de manière visible ou subtile, parallèlement aux transformations profondes que connaît la ville à l’Est et que vont vivre les équipements à l’Ouest.

L'église fermée jusqu'en 2011
700 000€, c’est le coût estimatif des travaux pour réhabiliter l’église, fragilisée par des infiltrations. L’édifice est fermé depuis le mois de mars et n’ouvrira qu’à l’été 2011. La Ville bénéficiera d’une aide financière du conseil général.



En savoir plus

puce_carre_orange_petitDialogue
Les habitants d’un quartier en mutation réagissent et c’est bien normal. À la Minais, des réunions régulières sont organisées avec l’association des riverains. Un travail collectif a étémené sur les questions des déplacements doux, de la collecte des déchets. Avec, à la clé, des améliorations du projet initial proposées par laVille à l’aménageur : élargissement des voies pour faciliter les déplacements doux (piétons, vélos), containers enterrés... Fin 2009, des riverains de l’ancienne Maison Familiale et Rurale ont été reçus en mairie. Une réunion d’information a eu lieu en décembre. La mairie a demandé à l’opérateur de revoir le projet à la baisse et à Nantes Métropole de plancher sur l’organisation de la circulation.

puce_carre_orange_petitBien entretenir la ville
La mairie vient de créer une équipe de nettoiement de trois personnes, pour compléter le travail de Nantes Métropole sur la voie publique.

puce_carre_orange_petitQuelques chiffres
puce_carre_violet_petit1 100 logements à terme dans le quartier de la Minais.
puce_carre_violet_petit600 logements à terme dans le quartier des Islettes.
puce_carre_violet_petit100 logements à construire au Cifam (centre de formation).
puce_carre_violet_petit30 logements à construire rue du ruisseau.
puce_carre_violet_petit36 logements en projet place de l’église.

puce_carre_orange_petitSuivi
Désormais, chaque bâtiment communal a sa fiche de suivi, pour faciliter les interventions et améliorer l’histoire de l’équipement. Pour éviter de nouveaux problèmes...

puce_carre_orange_petitÉcole
Près de 100 000 € ont été investis dans les écoles, avec la réhabilitation du restaurant scolaire du centre et le remplacement de menuiseries extérieures à la maternelle Reinetière.

puce_carre_orange_petitDes professionnels
Urbanisme, bureau d’études, ateliers municipaux, marchés publics, voici les métiers des services techniques municipaux, soit cinquante professionnels. Ils interviennent sur les questions d’aménagement de la ville, de vie quotidienne et sur les projets. Chaque année, le budget d’investissement des services techniques est d’environ 2,5 millions d’€.

 
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Le geste pour la terre

Je ferme le robinet


coccinelle2Un robinet qui coule sans raison doit déclencher un réflexe de fermeture immédiat. La quantité d’eau économisée dans ce cas est énorme. Dans cet esprit, lorsqu’on se brosse les dents, il est préférable de se rincer avec un verre à dents (10 000 litres d’eau gaspillés par an). De même, il est facile de remplir un peu le lavabo pour nettoyer son rasoir.

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