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Nantes Métropole, un partenariat au quotidien Imprimer Envoyer
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Habitat, déplacements, développement économique… L’avenir du territoire se joue à l’échelle de Nantes Métropole. Chaque jour, la mairie et la Communauté urbaine travaillent de concert sur les grands dossiers stratégiques comme sur la gestion du quotidien.

Une matinée ensoleillée de mars. Le territoire de Sainte-Luce est traversé par des véhicules professionnels apparemment identiques, l’un pour gérer les espaces verts et les bâtiments communaux, l’autre pour nettoyer les voies piétonnes autour des écoles. Un peu plus loin, une troisième équipe pose un miroir pour sécuriser une rue. La différence entre ces techniciens qui se connaissent ? Le logo sur le véhicule, celui de la mairie pour les espaces verts, celui de Nantes Métropole pour les professionnels intervenant sur la voirie. Pas facile de faire le distinguo, d’autant plus que certains agents de l’agglomération travaillaient autrefois en mairie, avant les transferts de compétence.
Cet exemple montre la mutation qui se joue à l’échelle de l’agglomération nantaise depuis 2001 et la naissance de Nantes Métropole, la communauté urbaine. L’intercommunalité est une vieille histoire nantaise, initiée dans les années 60, notamment afin d’organiser les transports, ayant pris tour à tour la forme d’un syndicat mixte et d’un district. La Loi Chevènement de 1999 sur l’intercommunalité rend possible la création de communautés urbaines, aux compétences élargies. Nantes saisit sa chance, crée une taxe professionnelle d’agglo dès 2000 et devient l’année suivante une communauté urbaine. La mutation est logique au regard des modes de vie des citoyens de l’agglomération, vivant dans une commune, travaillant dans une autre, se divertissant dans une troisième. La création de Nantes Métropole a soulevé des questions dans les communes, mais a permis de mener des politiques communautaires cohérentes, en matière d’habitat, de développement économique, de déplacements ou de culture. Citons le Zénith - premier équipement financé par l’agglomération -, le Busway, les machines de l’île, ainsi que des politiques permettant d’envisager un devenir collectif à l’échelle de tout le territoire : Sainte-Luce est concerné par le plan climat de Nantes Métropole, pour réduire les émissions de gaz à effet de serre par deux d’ici 2025, par le programme local de l’habitat, réponse à la crise du logement et au danger de l’étalement urbain, par le plan de déplacements urbains, dont la nouvelle mouture inclura le futur Chronobus. Bref, il faut se dire que chaque grande orientation stratégique de la Ville de Sainte-Luce comporte un volet métropolitain, qu’il est impossible de faire l’un sans l’autre, en matière d’habitat, de déplacements, de développement durable. Ces échelons sont déjà complexes pour le quotidien des élus et des professionnels. On imagine aisément la difficulté du citoyen à en saisir les subtilités !

Pôle de proximité. Cela dit, l’important, c’est que ça marche. La Communauté urbaine et les communes ont mis en place une organisation garantissant à la fois la représentativité démocratique et l’efficacité sur le terrain. Nantes Métropole est une jeune structure, comparée à de plus anciennes communautés urbaines comme Lille ou Bordeaux. Des mutations ou mutualisations seront nécessaires, car il faut s’adapter. Mais les bases permettent un bon fonctionnement. Les représentants de Nantes Métropole ne sont pas désignés au suffrage universel, mais choisis par la Ville. Le nombre dépend de la taille des communes. Sainte-Luce compte trois élus parmi les 113 conseillers communautaires, le maire Bernard Aunette, vice-président de droit, le premier adjoint Christophe Clergeau, et Patrick Cotrel, adjoint au développement durable et aux déplacements. Le fonctionnement démocratique de Nantes métropole repose sur plusieurs instances où siègent les élus, un conseil communautaire présidé par Jean-Marc Ayrault, le maire de Nantes, un bureau communautaire, une conférence des maires et une commission permanente, en gros un fonctionnement calqué sur l’organisation municipale, mais tenant compte de la spécificité de la communauté urbaine : un regroupement de collectivités solidaires.
L’une des originalités de Nantes Métropole est d’avoir accompagné sa naissance d’une organisation décentralisée, avec des pôles de proximité, des « interfaces entre les communes et la direction centrale », explique Mikaël Flého, directeur du pôle de l’Aubinière, qui intervient sur Sainte-Luce, Nantes-Doulon Bottière, Thouaré et Mauves, soit 52 000 habitants*. « Notre souci est de répondre aux demandes des communes et des habitants tout en garantissant la cohérence de l’action communautaire du territoire. Le rôle du pôle est d’articuler les politiques communautaires et les politiques communales, de se placer au côté des élus et des usagers ».

Chronobus. Dans les faits, ces politiques sont en permanence étroitement liées : fin avril, la mairie va ouvrir au public le parc paysager de la Verdure, derrière Ligéria. Le site de l’ancienne décharge a été réhabilité par Nantes Métropole, livré à la commune l’an dernier. Cette dernière en assurera la gestion. Idem pour les sentiers pédestres le long de l’Aubinière, réhabilités par Nantes Métropole. L’accueil des entreprises ? C’est aussi l’affaire de l’agglomération, en lien avec la commune. Les travaux de l’extension du parc d’activités de la Maison Neuve ont lieu cette année, 52 hectares pour accueillir de nouvelles entreprises. L’urbanisme ? Impossible aujourd’hui de penser l’aménagement du territoire seul de son côté. D’où un plan local d’urbanisme conçu en cohérence avec la Communauté urbaine et un programme local de l’habitat dont le but est de limiter l’extension sans fin de l’agglomération, en assurant un développement équilibré et un juste équilibre entre les différentes activités. Les déplacements ? Le futur Chronobus de Sainte-Luce s’intègre dans une vision globale à l’échelle de Nantes Métropole et couvrira le parcours Nantes Est/Sainte-Luce/Thouaré. Cela ne signifie pas pour autant que la commune n’a pas son mot à dire, bien au contraire. D’abord, parce que les politiques communautaires sont votées par les élus lucéens. Mais aussi parce qu’elles sont déclinées localement. Sainte-Luce entame aujourd’hui une réflexion sur le devenir de son centre-ville, qui tiendra compte à la fois de l’arrivée du Chronobus, des objectifs de l’agglomération en matière d’habitat, de développement économique, d’environnement. Mais ces données ne seront que la trame d’une vision locale reposant sur les priorités des élus et les besoins des habitants. Un exercice d’une rare complexité. D’où la nécessité d’expliquer, de convaincre… « Nantes Métropole est un atout pour les Lucéens, commente Christophe Clergeau, premier adjoint au maire et conseiller communautaire. C’est à l’échelle des bassins de vie que l’on peut répondre aux besoins des habitants »

* Le pôle est situé à Nantes, à quelques mètres de Sainte-Luce.


En savoir +
puce_carre_violet_petitNantes métropole, les compétences
La communauté urbaine de Nantes intervient sur un territoire de 24 communes (580 000 habitants). Ses principales interventions concernent l’eau, le logement, les déchets, l’environnement et l’énergie, l’enseignement supérieur et la recherche, l’urbanisme, le développement économique, l’emploi, les transports et les déplacements. Le budget annuel de Nantes Métropole avoisine le milliard d’euros.

 

puce_carre_violet_petitSainte-Luce, l’action au quotidien
Partie prenante des décisions prises par Nantes métropole, la commune a aussi des champs de compétences propre : l’éducation, la jeunesse, les solidarités, le soutien à la vie associative, la culture, les sports, les espaces verts, la prévention et la tranquillité publique, l’état civil et les élections… Le budget annuel de Sainte-Luce est d’environ 15 millions d’euros.

 

puce_carre_violet_petitVoirie
Depuis 2001, la voirie et l’espace public sont de la compétence de Nantes Métropole. Et oui, c’est l’agglo qui construit et gère les routes, en lien avec la Ville. Un budget voirie est dédié à Sainte-Luce, représentant 2,4 millions d’€ jusqu’à la fin du mandat (2014). 1,9 million sont destinés à des travaux sur le nouveau quartier des Islettes : 170 000 € pour le carrefour de la Bougrière (2011), 70 000 € pour le carrefour Bougrière/La Haie (2011/2012), 1 million pour la route de la Haie (2012/2013) et 220 000 € pour la rue de l’Arc-en-Ciel/Bois- Maurice (2013). Sont également prévus 200 000 € pour la traversée de la route de Thouaré au niveau de la Minais.

 

La vie du pôle
Les élus de Sainte-Luce, Thouaré, Mauves et Nantes-Doulon se retrouvent régulièrement autour du pôle de proximité de l’Aubinière dans plusieurs instances, de la conférence territoriale, autour des grands enjeux stratégiques, aux commissions locales, réunissant les maires et les adjoints. Le conseil intercommunal de développement, cette instance consultative initiée par les communes, réfléchira justement sur les questions d’agglomération à l’échelle de notre territoire, apportant une expertise citoyenne au travail des élus et des techniciens.

 

puce_carre_violet_petitProximité
La mairie et Nantes Métropole ont mis en place un système partagé de gestion des demandes de proximité, avec le logiciel Oasis (Outil d’Application pour le Suivi des InterventionS). Environ 500 demandes des habitants sont ainsi traitées chaque année.

 
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coccinelle2Au fioul ou au gaz, celui-ci doit être utilisé de façon intermittente et jamais la nuit. Le danger vient des appareils mal entretenus, dégageant des produits de combustion toxiques (dont le monoxyde de carbone). L’utilisation d’un chauffage d’appoint signifie sans doute que le logement a des problèmes d’isolation et de chauffage.

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