Migrants de l'Est : Jean-Guy Alix demande une solidarité métropolitaine

Migrants de l'Est : Jean-Guy Alix demande une solidarité métropolitaine

 

Après l'évacuation d'un terrain occupé illégalement par des familles Roms, le maire de Sainte-Luce propose l'accueil temporaire d'une dizaine de caravanes et en appelle à la solidarité métropolitaine.

 

La semaine dernière, à la demande de la Préfecture, les forces de l'ordre ont évacué les deux terrains privés occupés illégalement par plusieurs dizaines de familles Roms depuis la fin août rue de la Gironnière, au sud du quartier de la Minais. Cette présence avait suscité une vive réaction des riverains vivant à proximité du site.

 

"J'ai soutenu les habitants dans leur démarche en demandant l'application de la Loi, explique le maire de Sainte-Luce, Jean-Guy Alix. Mais l'évacuation sans solution et sans vision globale est une impasse humanitaire".

 

Ce dernier propose donc la création d'une "aire d'accueil intercommunale de transition" sur un terrain communal situé non loin des sites occupés illégalement, mais plus en retrait des habitations.

 

"Pour débloquer la situation et éviter une occupation de la voirie, j'ai proposé à dix foyers de s'installer de façon provisoire dans la commune, commente Jean-Guy Alix. Avec les services techniques, nous avons étudié la faisabilité de l'aménagement du site. Mais surtout, je souhaite un soutien de Nantes Métropole dans le cadre de la Mous (Maîtrise d'œuvre urbaine), la structure de coordination mise en place pour traiter de la question des migrants de l'Est dans l'agglomération. La solidarité entre communes est indispensable, en respectant l'engagement des 24 maires de Nantes Métropole pris en mai 2016 de "travailler à des pistes de solidarité intercommunale". C'est justement le moment d'agir ensemble et de prendre nos responsabilités de façon collective. Nous sommes tous concernés".

 

Le maire de Sainte-Luce demande donc un "soutien financier et logistique" à la Métropole pour l'aménagement de cette "aire d'accueil intercommunale transitoire", qui pourrait servir d'exemple.

 

"Si nous installons dans chaque commune une aire d'accueil pérenne et une aire d'accueil transitoire, nous pourrons apporter un début de réponse locale à cette question, même si le sujet doit avant tout être traité à l'échelle nationale et européenne", conclut le maire de Sainte-Luce.

 

Pour mémoire, la  Ville de Sainte-Luce-sur-Loire soutient depuis 2010 le processus d'intégration de dix familles Roms dans le cadre d'un terrain communal géré par l'association Une Famille, Un Toit, subventionnée par la Mairie.

 

Mardi 6 mars 2018

 

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