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Solidarités

La venue de populations Roms pose la délicate question de l’accueil de ces citoyens Européens.
Qui sont les Roms ? Le terme désigne une population également dénommée tzigane ou manouche. Originaires du nord de l’Inde, ils vivent en Europe depuis une dizaine de siècles. Leur itinérance a pour origine des discriminations : esclavage, extermination par les nazis. Aujourd’hui, le terme est surtout utilisé pour les populations itinérantes venues de Roumanie où ils sont considérés comme des sous-hommes, souvent exclus des dispositifs de santé, éducation, emploi.
En quoi sommes-nous concernés ? Les confusions sont fréquentes entre gens du voyage et Roms. Ces derniers sont un peuple disséminé dans plusieurs pays d’Europe. Les Roms de Roumanie sont Roumains. Ils y vivent sur un mode sédentaire. Dans notre pays, les gens du voyage sont des citoyens français, soumis à une réglementation spécifique qui prévoit notamment la création d’aires d’accueil. La question des Roms migrants est nouvelle, accentuée par l’ouverture des frontières européennes et l’entrée de la Roumanie en Europe. De nombreuses grandes villes sont confrontées à l’arrivée de ces citoyens européens vivant dans des conditions précaires sur des sites de fortune, occupés parfois de manière illégale. Sainte-Luce est concernée avec le terrain provisoire aménagé par la Ville de Nantes route de Sainte-Luce et la présence de huit familles sur un terrain privé, à la Gironnière.
Que faire ? La question est complexe et soulève des controverses. Droit pénal, droit civil, droits humains se rencontrent et parfois s’opposent. Comment intégrer ces familles migrantes sans rompre les équilibres sociologiques d’un territoire ? Comment accepter que des êtres humains vivent dans des conditions d’hygiène et de sécurité précaires aux portes de nos villes ? Entre humanisme et réalisme, la solution n’est pas facile à trouver. En confiant une mission sur la question des Roms à une conseillère municipale, Brigitte Biche, Sainte-Luce a choisi de ne pas fermer les yeux sur le sujet et de comprendre pour mieux décider. La Ville est soucieuse des conditions d’hygiène et de sécurité des familles présentes sur son territoire, tout en étant consciente que la question doit être traitée à une plus grande échelle. C’est pourquoi le maire a saisi Nantes Métropole sur le sujet.
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Quelques chiffres Les Français désignés sous le terme « gens du voyage » sont environ 500 000 en France. Les Roms migrants de Roumanie sont au nombre de 40 à 60 000, dont 1 300 dans l’agglomération nantaise.
Citoyens européens La chute du communisme et du régime Ceaucescu en Roumanie ont accentué le rejet des populations tziganes et Roms, soumises à l’esclavage jusqu’à la fin du XIXe siècle. Si l’on y ajoute l’ouverture des frontières européennes et l’entrée de la Roumanie en Europe, les migrations des Roms dans les années 2000 s’expliquent aisément.
Comprendre Pour accepter, il faut comprendre. D’où la participation de Sainte-Luce, en avril, à la quinzaine Regards sur… Paroles de… Les Roms migrants.
Coopération décentralisée Comment limiter les migrations de ces populations qui quittent leur pays pour vivre dans le respect de la dignité humaine ? C’est tout l’enjeu de la politique de coopération décentralisée en Roumanie que tente de mener Nantes Métropole
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