|

Sylvie assure des permanences d’écrivain public. Les mots au service des plus fragiles.
“Écrivain public, c’est être au service de la parole des autres. Traduire le plus fidèlement ce qu’ils ont envie d’écrire et ne se croient pas capables de mettre en mots”. Chaque lundi depuis septembre, Sylvie Poidevin, 49 ans, assure une permanence au C.C.A.S. et travaille en lien avec les professionnels de l’action sociale. Elle aide à remplir des formulaires, à rédiger des demandes d’aide ou de remise gracieuse... “Les gens ont peur d’être mal compris. J’essaie d’employer leurs mots, d’utiliser le vocabulaire le plus proche de celui qu’ils emploieraient”. Sylvie a déjà accompagné une quarantaine de personnes : “elles se sentent souvent dévalorisées, en raison de leur niveau d’études et ont besoin d’être mises en confiance”. Fragilité. L’inégalité face aux mots est aussi le révélateur d’une fragilité sociale et économique. Comment résilier un contrat d’assurance vie ou d’achat contre son gré de volets roulants ? “Cela va au-delà de l’écriture. Certaines personnes sont démunies. On abuse d’eux. J’essaie de faire en sorte que ça s’arrange. J’ai appelé des organismes pour obtenir des précisions, obtenu l’annulation de contrats et leur remboursement”. Elle intervient aussi à la Maison d’Arrêt de Nantes : “ce n’est pas parce qu’on est en prison que la vie s’arrête. Il y a les loyers, les prêts, les liens familiaux à maintenir…”. Sylvie est devenue écrivain public dans le cadre d’une reconversion professionnelle. ”J’ai l’impression de servir à quelque chose”, confie-t-elle, presque timidement. Ce n’est pas qu’une impression…
Permanence lundi de 9h30 à 11h30 au C.C.A.S. sur rendez-vous au 02 40 68 16 56 ou
Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
Actualisation du jeudi 30 avril 2009 |