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Culture

De tribulation en expérimentation, Sainte-Luce réinvente la place de la culture dans la ville.
Jour de Tour, c’est l’un des spectacles des prochaines Tribulations Culturelles Ligériennes, en mars. Inspiré d’un texte de Christian Prigent, il évoque le passage du Tour de France. Le metteur en scène va enrichir la pièce en recueillant localement des témoignages et souvenirs locaux sur le vélo. Ces textes originaux seront lus par des Lucéens, formés pour l’occasion à la lecture publique. En janvier, le Ring/artothèque de Nantes présentera des oeuvres d’art contemporain à Ligéria. Celles-ci seront choisies par un collectif d’habitants, accompagnés de professionnels*. Ces exemples montrent qu’une nouvelle approche de la culture se met en place. Durant l’année 2008/2009, le nouveau service culturel a initié une expérimentation permanente afin « d’instaurer un autre mode de relation entre le public et les artistes », explique Pierre Gralepois, adjoint. Nous avons donné des signes forts de notre volonté, celle d’une culture qui crée du lien et renforce l’identité locale : nouveau rythme, nouveaux lieux, ouverture de la saison culturelle aux productions lucéennes… ».
Bouche-à-oreille. Les Tribulations ont voyagé, de Ligéria jusqu’au collège, au Cifam et même dans une grange des bords de Loire. « Notre saison est bâtie sur des projets et des gens. Lorsqu’un jeune passionné de hip hop vient nous proposer un battle, nous le traitons comme un professionnel car son projet est solide ». Résultat, un accompagnement professionnel de la mairie et un vrai succès public : 500 spectateurs à Ligéria. Les Tribulations 2008/2009 ont également modifié la pratique du spectateur, comme en témoigne le succès des conférences de La boîte à musique ou du Cabaret des savoirs. Philippe Bricard, directeur culturel et responsable de la programmation, évoque « le succès de bouche-à-oreille et la fréquentation croissante d’une conférence à l’autre ». Ce nouveau rendez-vous est l’un des éléments significatifs de la nouvelle politique culturelle. Enfin, la création d’un comité consultatif met en avant la volonté de franchir de nouvelles frontières. Constitué de 35 Lucéens de tous âges, il permet d’alimenter la réflexion sur les formes possibles de diffusion de spectacle, sur le patrimoine... Progressivement, la culture devient l’affaire de tous.
* Les Lucéens intéressés à participer à ces projets peuvent contacter le service culturel. 02 40 68 16 38.
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Séances En 2008/2009, la nouvelle saison culturelle a proposé 37 séances au public. Il y en avait 16 lors de la saison 2007/2008 et 13 en 2006/2007.
Lieux pas uniques L’une des nouveautés des Tribulations est d’avoir permis au public de se déplacer, avec des spectacles à Ligéria, mais aussi à la médiathèque, au collège, au foyer de l’Aubinière, au Cifam, dans le centre-ville et en bord de Loire. La culture partout et pour tous.
Tarifs Les tarifs témoignent également de la volonté de créer du lien social et de rendre la culture accessible à tous, avec des spectacles de 3 à 15 € maximum et un prix moyen de 8 €.
Résidence Pour Pierre Gralepois, l’un des objectifs de la politique culturelle est « d’accueillir des compagnies et de leur donner des moyens de créer ». En 2008/2009, le service culturel a permis à cinq compagnies de préparer leur spectacle à Sainte-Luce et de le présenter au public lucéen.
Made in Sainte-Luce Troupes professionnelles et artistes amateurs, artistes du monde ou de Sainte-Luce se sont rencontrés durant la saison. L’expression culturelle locale y a eu la part belle : concert de l’orchestre de l’école de musique, nouvelles créations de la Comédie Lucéenne et de la troupe professionnelle Bel Viaggio, Battle de hip hop initié par un jeune lucéen, exposition de l’Art pictural lucéen, artisans cuisiniers du Cifam et écrivains en herbe…
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