La bonne santé du commerce lucéen

La bonne santé du commerce lucéen

 

Les 110 commerces et services résistent bien à la concurrence des grandes surfaces.

L’un des facteurs d’attractivité de Sainte-Luce est son dynamisme commercial. La commune  compte aujourd’hui 110 commerces et services, dont 66 dans le centre-ville. "La force de notre commerce, c’est sa diversité", explique Jean-Paul Misler, adjoint à l’économie locale et président de l’association des commerçants (UCAL) : "une dizaine de coiffeurs (dont un coiffeur-barbier), six boulangers, six boutiques de vêtements (dont une de lingerie), quatre pharmacies, quatre opticiens, trois bouchers-charcutiers, deux marchands de légumes, un poissonnier, un magasin de chaussures, une cave à vin, un vendeur de télévision, un magasin informatique...". Sainte-Luce bénéficie également de la présence d’une bijouterie, de deux magasins de cycles et d’une librairie. Les deux moyennes surfaces d’alimentation (l’une en centre-ville, l’autre à la Cadoire) ont été rejointes ces jours-ci par une troisième, spécialisée dans le bio et située route de Paris (voir notre précédent article). L’Union des Commerçants et Artisans Lucéens réunit 55 membres et organise chaque année plusieurs animations : la braderie en septembre, le Noël des commerçants et le mois breton en ce moment. Jean-Paul Misler souligne la dynamique positive du commerce lucéen et les mouvements récents : "la poissonnerie s’est implantée il y a 1 an dans le centre. La librairie a remplacé une agence bancaire en septembre. Enfin, nous avons à nouveau un magasin de cycle, avec le retour du propriétaire historique, le précédent s’étant installé à Thouaré". Le président des commerçants évoque aussi un projet de fromagerie dans le centre-ville. La compétitivité commerciale de Sainte-Luce est un enjeu de taille, au moment où les pôles commerciaux de la Bottière-Chenaie et de Thouaré sont sur le point de se développer.

Marché. Quel est le parcours du commerçant souhaitant s’installer à Sainte-Luce ? "Il contacte Nantes Métropole, qui a la compétence économique, explique Jean-Paul Misler. Le plus souvent, la demande ne porte pas d’emblée sur Sainte-Luce et c’est la métropole qui oriente vers nous en fonction du besoin. Parfois, nous sommes contactés directement. Le centre-ville est très demandé". Autre atout commercial, le marché du samedi matin, avec ses 56 commerçants. Jusqu’à présent géré par un agent municipal, il fera l’objet d’une délégation de service public à partir du 1er juillet. Le but ? Confier sa gestion quotidienne à une entreprise spécialisée dotée d’un logiciel pour l’optimiser. "Nous voulons aussi adapter l’organisation des allées pour rendre les commerces plus visibles". Dernier chantier, des commerces à l’Est pour répondre à l’attente des habitants des nouveaux quartiers. Sainte-Luce a demandé à Nantes Métropole une étude prospective sur l’avenir du commerce. Celle-ci préconise de maintenir le centre-ville comme pôle commercial (avec un potentiel de 15 nouvelles enseignes) et de maintenir l’offre à la Cadoire sans commerces supplémentaires. Pour l’Est, l’étude préconise la création d’un pôle commercial de proximité à la Bougrière.

 

6100 emplois. Selon Nantes Métropole, Sainte-Luce compte 900 entreprises (dont 110 commerces et services) et 6100 emplois. Depuis l’an dernier, Sainte-Luce compte un village d’entreprises situé près de la route de Paris, parc d’activités "Maison Neuve 2". 9 entreprises sont déjà implantées dans les 3 premiers bâtiments. Un 4e est déjà construit et un 5e le sera prochainement, pour un total de 4700 m2. Pour plus d’informations, se renseigner auprès du pôle Erdre et Loire au 02 28 20 22 00.

 

Jean-Paul Misler, adjoint à l’ économie locale et président de l’association des commerçants

 

Mercredi 10 mai 2017
 

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