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Les Guinguettes de la Saint-Jean feront revivre l’esprit du Bellevue d’avant-guerre. “Il y avait une ambiance particulière, une atmosphère de joie”. Ainsi s’exprimait il y a quelques années Jeanne Bliet*, épouse de Georges Guilbaud, dont la mère tenait le café Guilbaud à Bellevue, près du manoir. Elle racontait le Bellevue d’avant-guerre, celui des plages, de la fête et des congés payés. En fait, le village lucéen des bords de Loire a connu son essor dès la fin du XIXe siècle, grâce au chemin de fer. Les Nantais en quête de baignade, d’espaces verts et de nature y trouvèrent un lieu privilégié. Des restaurateurs - dont le célèbre Bénureau - s’y installent et proposent des spécialités comme le beurre blanc. L’urbanisation s’y développe dans les années 30. Les ouvriers des Batignolles et des chantiers navals y achètent des petits terrains pour y construire des cabanes et des petites maisons afin d’y passer les week-ends et les vacances. Exode. Pendant la guerre, le village accueille des familles en exode. Après le conflit, Bellevue retrouve un temps son animation d’avant-guerre, mais le développement de l’automobile pousse les Nantais jusqu’à la côte. Aujourd’hui, Sainte-Luce renoue avec ses bords de Loire. Comme nous l’évoquions dans notre précédente édition, natifs et nouveaux venus font vivre le village. Par l’activité économique, par l’animation (fête des voisins, fête du vélo…). Le week-end dernier, ils étaient des centaines à courir le long du fleuve lors des 18es foulées des bords de Loire. Et samedi soir, avec Les Guinguettes de la Saint-Jean, c’est l’esprit d’antan qui revient à Bellevue. *Sainte-Luce au fil du siècle
Actualisation du jeudi 25 juin 2009 |