Malgré la crise économique, les finances communales reprennent des couleurs. La Ville a limité son endettement et investit plus de 3 millions d'euros pour rénover les équipements publics et accueillir les nouvelles populations.
Crise économique et boom démographique
Le contexte n'a pas changé depuis l'année dernière : une sortie de crise économique difficile, une croissance faible et toujours le désengagement de l'Etat. Le résultat pour Sainte-Luce ? 400 000 euros de ressources en moins depuis 2008. Autre donnée, locale cette fois-ci, le boom démographique : presque 2000 nouveaux habitants et une fréquentation accrue dans les services liés à l'enfance et à la jeunesse.
Priorité au vivre ensemble
Le budget 2011 (17 millions d'euros) repose sur trois priorités : l'adaptation des services pour accueillir les nouvelles populations, la rénovation et la maintenance des équipements publics et le soutien à la vie associative.
Rénover les équipements publics
2,8 millions sont consacrés à la rénovation des équipements publics, dont 367 000 euros pour l'école des Tilleuls. Les peintures et fenêtres sont refaites cette année. 237 000 euros permettent la réhabilitation énergétique du manoir de Bellevue. S'y ajoutent 1,2 million d'euros pour la rénovation de la charpente de l'église et la mise en place d'un nouveau système de chauffage.
Vive le sport
1,2 million d'euros vont permettre la rénovation des salles de sport en 2011 et 2012. Des salles annexes et des vestiaires vont être construits dans le prolongement du complexe sportif Marcel-Le-Bonniec. Les études sont lancées cette année et les travaux auront lieu en 2012 (coût de l'opération : 460 000 euros). Le sol de la salle de tennis de table et les vestiaires de la salle Marc-Jaffret sont rénovés cet été pour un montant de 450 000 euros. 120 000 euros sont consacrés à la réfection des vestiaires du football et à l'installation d'une clôture au stade municipal. La toiture de la salle Maurice-Gonin est refaite pour 100 000 euros.
Sainte-Luce aime la jeunesse
Les effectifs augmentent dans les structures enfance et jeunesse : 50 000 euros sont nécessaires pour financer les 16 000 repas supplémentaires prévus dans les restaurants scolaires publics. Pour accueillir plus de jeunes, il faut davantage d'animateurs, à l'accueil de loisirs ou à l'accueil périscolaire. D'où un coût supplémentaire de 36 000 euros.
Faire la fête
Comme une famille, Sainte-Luce se serre la vis, mais n'oublie pas de faire la fête, au moins une fois par an. Cette année, c'était avec les Guinguettes, qui a réuni des milliers de Lucéens. Coût de l'opération : 60 000 euros.
Un budget à financer
Les dotations de l'état sont en baisse. Les recettes de l'imposition progressent en raison du dynamisme démographique de la commune, tout comme les recettes des services. Cette année, les dépenses d'équipement sont les plus importantes depuis le début du mandat, en raison des services à assurer et des bâtiments à rénover. C'est pourquoi, malgré un contexte financier qui s'améliore, la mairie boucle son budget (17 millions d'euros) en recourant à l'emprunt de façon modérée (1,7 million d'euros) et à une augmentation très relative des taux d'imposition.
Feuilles d'automne
Les bases d'imposition (la valeur fiscale d'un bien) sont fixées par l'Etat, tout comme leur progression annuelle. Les taux, eux, sont fixés par la mairie. Cette année, ils progresseront de 1,5 %. L'effet cumulé de la progression des taux et de la revalorisation de la base correspond à environ 50 euros supplémentaires pour un foyer moyen. Bien sûr, la feuille d'imposition compte aussi des lignes relatives à Nantes Métropole et au département.
Bas de laine
Comme un foyer, toute commune a un endettement, qui correspond au niveau de l'emprunt effectué pour réaliser ses investissements. Toutefois, il convient de maintenir cet endettement à un niveau modéré. C'est ce qu'à fait la Ville en réduisant la dette depuis 2007, la faisant passer de 11,7 et à 7,6 millions d'euros, soit aujourd'hui une dette de 632 euros par habitant.