Désengagement de l’État, ressources en baisse, équipements à rénover, services à assurer, avenir à préparer, cinq raisons pour augmenter (un peu) les impôts.
1 L’État se désengage. Nul ne l’ignore, nous sommes en crise, croissance en berne, chômage en hausse. Les déficits de l’État se creusent. Il rogne sur l’aide aux collectivités, sur fond d’une réforme territoriale culpabilisante. Bilan : 400 000 € en moins entre 2008 et 2010.
2 Des ressources en baisse. La crise impacte directement les finances communales : les droits de mutation* diminuent. Bilan : moins 100 000 € de 2007 à 2010. Autre facteur, une urbanisation ralentie. Moins de nouveaux arrivants = moins de recettes fiscales. Les marges de manoeuvres financières sont réduites, avec un endettement élevé, même s’il a été réduit depuis deux ans.
3 Des bâtiments vieillissants. Il faut les entretenir, les rénover, améliorer leurs performances énergétiques. Après la salle Marcel-Le-Bonniec, c’est l’église qu’il a fallu fermer. Se pose l’avenir des salles Marc-Jaffret et Renée-Losq. Il faut adapter le stade municipal. L’essentiel du budget d’investissement va dans ce sens.
4 Des services à assurer. Depuis deux ans, la municipalité a modernisé le service public communal, pour renforcer le lien social, pour le mieux vivre ensemble. Citons les animations du midi à l’école, les nouveaux tarifs pour les activités jeunesse, les Groupes de Proximité JeuneSse, le café des parents, le relais baby-sitting, une culture plus participative… Pour adapter le service public aux besoins, il fallait aussi renforcer les équipes. Autre effort important, la vie associative (près de 800 000 € de subventions).
5 L’avenir à préparer. Sainte-Luce doit préserver des marges de manoeuvres pour l’avenir. Demain, il faudra construire des équipements à l’Est, accompagner l’arrivée du Chronobus, faire évoluer le centre-ville. Pour financer le budget, compenser la baisse des ressources, préparer l’avenir, la Ville choisit de faire évoluer l’imposition, de manière modérée après deux ans de pause. La taxe d’habitation progresse de 1 %,** le foncier non bâti de 10 %, une marge possible en raison du niveau largement inférieur à celui des autres communes du département. Le gain financier attendu : 275 000 €. À peine suffisant pour compenser la diminution des aides de l’État.
* La taxe pour l’achat des biens immobiliers. ** Le taux de la T.H. passe de 21,02 à 21,23 %, celui du foncier bâti de 19,20 à 21,12 %.
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Chiffres Le budget 2010, c’est 16 millions d’€ (3,3 millions d’investissement et 12,7 millions de fonctionnement). Les taux d’imposition progressent de 1 % (taxe d’habitation) et de 10 % (foncier non bâti), soit 50 à 70 € supplémentaires par foyer, l’équivalent d’un plein d’essence ou d’un mois et demi d’abonnement pour son téléphone mobile.
Les travaux La rénovation de l’église coûtera un million d’€ (réouverture en 2011). Le nouvel aménagement du hall de la mairie va coûter 430 000 €, la transformation de la halte-garderie en multi accueil 180 000 €. 500 000 €sont consacrés à l’aménagement du stade municipal. L’aire de jeux du Chassay sera complétée par un espace pour les petits (40 000 €). Des travaux qui verront le jour en 2011 seront lancés en 2010 : bâtiments modulaires salle Marcel-Le-Bonniec (50 000 € en 2010, 380 000 €en 2011) rénovation de la salle Marc-Jaffret (30 000 € en 2010, 350 000 € en 2011). 150 000 € sont destinés à l’extension de la gendarmerie, 80 000 € à la réalisation d’un préau à l’école maternelle de la Reinetière.
Service public Le budget de fonctionnement (12,7 millions d’€), c’est assurer un service public de qualité. Plusieurs nouveautés : des tarifs plus solidaires, trois journées continues à la halte-garderie au lieu d’une seule, des animations pédagogiques à l’école, des produits bio à la cantine, des agents pour nettoyer le centreville…
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