En 2013, il traversera le centre-ville de Sainte-Luce et modifiera la vie quotidienne des habitants, définissant un autre mode de ville. En dix questions, Sainte-Luce magazine vous dit tout ce que vous voulez savoir sur le Chronobus, sans même jamais avoir osé le demander !
1 C’est quoi ? Ni un tram, ni busway, un nouveau mode de transport collectif, inédit dans l’agglomération, un bus rapide alternant des séquences en site propre et d’autres sur la voirie traditionnelle. Ses caractéristiques : la régularité (toujours le même temps de parcours), la fréquence (6 minutes en heure de pointe, 10 minutes en heure creuse), une amplitude horaire proche du tram, la priorité sur les voitures avec des aménagements de l’espace public. Prendre le Chronobus, c’est être sûr d’arriver à l’heure prévue. Il faudra 25 minutes du centre-ville à la place du Commerce à Nantes (40 minutes aujourd’hui).
2 Pourquoi pas un tram ? « Avec 49 km de site propre, le réseau nantais est arrivé à maturité », explique Jean-François Retière, vice-président de Nantes Métropole en charge des déplacements. Le tramway (ligne 1), c’est 115 000 voyageurs par jour, le busway 27 000. Pour le Chronobus, l’objectif local est de 10 000 voyageurs par jour, le double environ des bus aujourd’hui. À long terme, un Chronobus peut préfigurer un site propre.
3 Quand ? Nantes Métropole va réaliser dix lignes de Chronobus dans l’agglo, sept avant 2014, trois durant le mandat suivant. La ligne Nantes Est/Sainte-Luce/Thouaré sera mise en service en septembre 2013, tout comme celle de Saint-Joseph de Porterie/La Chantrerie. Les lignes de bus entre Saint-Joseph et Nantes Est seront aussi revues d’ici 2012.
4 Plus rapide, c’est tout ? Non, le Chronobus n’est pas qu’un nouveau mode de transport, plus rapide. « Il s’inscrit dans une vision d’agglomération desdéplacements dont le but est de lutter contre le réchauffement climatique, d’éviter l’extension à l’infini de la Ville, d’adopter un usage raisonné de la voiture, d’apaiser les centres bourgs et d’en faire des espaces de rencontre », souligne Jean-François Retière. Il s’agit de donner la priorité aux piétons, aux vélos, à la voiture partagée.
5 Les conditions de réussite ? « Le Chronobus n’aura aucun sens si les gens ne changent pas leurs comportements, souligne Jean-François Retière, et s’il n’y a pas un report massif vers la marche, le vélo, le transport collectif. L’espace, c’est quelque chose de vital. Est-il raisonnable de faire 400 mètres en voiture ? ». Le Chronobus contribuera à cette mutation : il est plus facile de marcher vers la ligne de bus si l’on est sûr de trouver fréquence et régularité ! Il faudra aussi organiser les transports autour du Chronobus, avec des lignes de rabattement, pourquoi pas des déplacements à la demande, façon Proxiloisirs. « D’autres formes sont à inventer », souligne le maire.
6 Où ? Le Chronobus traversera l’axe principal, la départementale 68, modifiant la forme urbaine sur son sillage. Il faudra donc aménager le centre parallèlement à son arrivée. « La période de transition ne sera pas simple, annonce Bernard Aunette, mais les solutions techniques vont être étudiées afin de tenir compte du bâti existant ». L’organisation des déplacements devra également être revue. C’est l’enjeu d’une étude en cours, qui déterminera comment éviter le trafic de transit, comment traverser la ville en voiture lorsque passe le Chronobus. « Son arrivée implique une nouvelle vision du centre-ville, explique le maire, plus vivant, plus commercial, plus apaisé. Le bus sera prioritaire et la voiture sera incitée à emprunter des voies secondaires ». Le Chronobus rejoindra directement la ligne 1 du tramway à la Souillarderie et les liaisons directes vers les lycées (Colinière et Toutes Aides) seront maintenues.
7 Pourquoi laisser sa voiture au garage ? Tous les automobilistes ne peuvent se passer de leur voiture, surtout s’ils travaillent loin ou à des horaires décalés. Mais cela n’explique pas tout. Il est tentant d’utiliser son propre véhicule, personnalisé, confortable. Se déplacer autrement demande de la discipline, de l’anticipation sur les horaires, en matière d’organisation. Mais c’est aussi faire des économies, d’argent et de stress… !
8 Des améliorations d’ici-là ? « Nous sommes intervenus auprès de Nantes Métropole pour relayer l’attente des usagers et demander des améliorations dès la prochaine rentrée », explique Patrick Cotrel. « Nous avons entendu », répond Jean-François Retière, en soulignant que la desserte des établissements scolaires (La Reinetière, La Colinière) explique que plusieurs bus se suivent le matin. Concrètement, des améliorations interviendront dès la rentrée 2010 pour le secteur Bournière/Islettes. D’autres évolutions sont étudiées.
9 Le train ? L’hypothèse d’une gare TER à l’Est est toujours à l’étude à la Région. Sa faisabilité dépend des aménagements à venir en gare de Nantes et sur la voie entre Nantes et Ancenis.
10 Quelle place pour le citoyen ? La création du Chronobus relève de la compétence de Nantes Métropole, répondant aux demandes formulées par la commune. C’est donc le conseil de la Communauté urbaine qui prend cette décision. Elle sera accompagnée d’une procédure de concertation, en mai. De son côté, la mairie a créé un groupe de travail transports, non pour décider du tracé, mais pour réfléchir avec les habitants à l’organisation des déplacements autour du Chronobus.
En savoir + Le Chronobus est un bus rapide qui desservira Nantes Est, Sainte-Luce et Thouaré, remplaçant les actuelles lignes 82 et 92. L’objectif est de 10 000 voyageurs par jour. Le coût des 10 lignes Chronobus réalisées sur l’agglomération est de 50 millions d’€, à comparer avec le coût d’une ligne en site propre (150 millions d’€). La ligne Nantes Est/Sainte-Luce/Thouaré est évaluée à 13 millions d’euros
Parce qu’ils sont pratiqués en contact direct avec la nature, les sports de plein air ne sont pas sans impact pour le milieu : le bateau, la plongée, l’équitation, le VTT, l’escalade, la randonnée… sont beaucoup d’occasions de le perturber. Pour éviter les dégradations de toutes sortes, il faut se tenir informé sur les zones autorisées, les circuits et les recommandations spécifiques à chaque sport.