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Sainte-Luce connaît un nouvel élan démographique, avec presque 2 000 nouveaux arrivants. L’occasion de rappeler que les politiques d’urbanisme ont justement pour but d’ organiser la ville… et la vie !

Sainte-Luce connaît un nouveau boom démographique, l’un des plus importants de son histoire : 450 logements habités dans le nouveau quartier de la Minais, environ 250 dans celui des Islettes, soit environ 1700 nouveaux Lucéens depuis quelques mois. Cette évolution impacte la vie locale : augmentation de la fréquentation dans les restaurants scolaires (100 000 repas en 2010, 116 000 prévus en 2011), nécessité d’adapter les structures périscolaires et d’accueil et le projet, dans les années à venir de nouveaux équipements à l’Est, un groupe scolaire en particulier, qui remplacera les écoles élémentaires des Tilleuls et la maternelle des Prés Verts. De plus en plus, dans les communes périurbaines, l’urbanisation questionne, inquiète parfois. L’urbanisation, c’est pourtant l’organisation de la ville, c’est permettre à tous de vivre ensemble, c’est l’équilibre entre l’habitat, les déplacements, les lieux de vie… Un enjeu d’autant plus crucial dans une commune comme Sainte-Luce, dont l’attractivité repose sur l’équilibre subtil entre les atouts de l’agglomération et le charme de la petite ville. Aujourd’hui, cette urbanisation ne se fait plus uniquement à l’échelle de la ville, mais au niveau du bassin de vie. C’est logique, puisqu’un Lucéen se déplace, vit et travaille à l’échelle de l’agglomération. Nantes Métropole est compétente en matière d’urbanisme, en étroite concertation avec les communes, qui délivrent les permis de construire. Espaces naturels. L’urbanisme local est déterminé par des règles et un cadre général favorisant la solidarité entre communes : la loi Solidarité et Renouvellement Urbain (1999) fixe un objectif de 20 % de logements sociaux par commune. Malgré ses efforts récents, Sainte-Luce a encore du retard à rattraper, avec seulement 12 % de logements sociaux, avec pour résultat une pénalité annuelle de 52 000 €. D’où un seuil de 27 % en moyenne fixé sur les nouvelles opérations. Les élus lucéens sont aussi des élus de Nantes Métropole et ont validé le programme local de l’habitat qui vise à répondre à la crise du logement par la construction de 5 000 logements nouveaux par an jusqu’en 2016. En ce qui concerne Sainte-Luce, cela correspond à 160 logements nouveaux par an, dont 44 logements sociaux. Autre enjeu, économiser l’espace à l’échelle du département et éviter l’étalement urbain, à savoir ces jeunes couples qui ne trouvent pas à se loger dans l’agglomération et qui vont construire à 30 ou 40 km de Nantes. « Pour limiter cet étalement urbain, il faut une urbanisation mesurée, renforçant les centre villes et les pôles de vie, le long des axes de déplacement », explique Maryvonne Sarrazin, adjointe à l’urbanisme. Mais ce développement urbain va de pair avec celui des espaces naturels : avec le parc de la Verdure, déjà en service, et les parcs de la Minais et des Islettes, Sainte-Luce a une chance unique : dans les prochaines années, la superficie de ses espaces naturels publics va passer de 110 à 150 hectares. Les mois à venir seront déterminants pour la forme de la Ville : la mairie a confié à un cabinet d’urbanisme une étude sur le devenir du centre-ville sur les 20 prochaines années… Des ateliers d’urbanisme permettront d’associer les Lucéens à cette réflexion. 2012 verra la modification du Plan Local d’Urbanisme, le document officiel déterminant les règles d’urbanisme. Cette modification aura pour but d’intégrer les mutations à venir. Et de favoriser un développement équilibré, avec davantage d’habitants, de lieux de vie et d’espaces naturels !
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